Lugarde · Cantal
Journal &
Carnets.
Fragments, photos, des tests et des textes. La vie dans et autour de l’atelier.
Les Lampes à Huile “Caldeira”
Comment utiliser votre lampe Caldeira
Quelle huile utiliser ?
La Caldeira fonctionne avec la plupart des huiles liquides. Voici ce qui marche bien :
- Huile d’olive — c’est notre première recommandation. Douce, peu odorante à la combustion, disponible partout. Idéale pour commencer.
- Huile de paraffine — la plus propre à la combustion, sans odeur, disponible en magasin de bougies ou en ligne.
- Huile végétale de récupération — huile de friture usagée filtrée, huile de tournesol. Ça fume un peu plus, mais ça fonctionne. C’est l’esprit Yatoke.
- Huile de coco fondue — douce, peu odorante, combustion propre. À utiliser liquide.
- Mélange maison — moitié huile végétale, moitié paraffine. Bon compromis.
La mèche
Votre lampe Caldeira est livrée avec une mèche en coton. Elle est prête à l’emploi — il suffit de la tremper quelques minutes dans l’huile avant la première utilisation.
Quand elle s’use, pas besoin d’en racheter. Voici comment improviser :
- Sopalin torsadé — prenez une feuille d’essuie-tout, torsadez-la en cordon serré sur 15 cm de long, trempez dans l’huile avant utilisation. Simple, efficace, gratuit.
- Coton 100 % — une lanière de tissu coton (vieux t-shirt, coton démaquillant), torsadée ou tressée. Évitez les fibres synthétiques qui fondent.
- Ficelle de coton — la ficelle de cuisine fonctionne très bien.
Longueur idéale : laissez dépasser 5 à 8 mm au-dessus du bec de la lampe. Trop court, la flamme s’éteint. Trop long, elle charbonne.
Entretien de la lampe
- Nettoyage : rincez à l’eau chaude savonneuse. La céramique émaillée supporte très bien. Séchez bien avant de remettre de l’huile.
- Dépôt noir : si de la suie se dépose à l’intérieur, un passage au four à 200°C pendant 10 minutes peut la calciner. Laissez refroidir avant de nettoyer.
- Fissures : une lampe à huile ne doit jamais être utilisée si elle est fissurée. L’huile peut s’infiltrer et créer un risque.
Peut-on ajouter des huiles essentielles ?
Oui — et c’est une belle façon de transformer la Caldeira en diffuseur d’ambiance.
Comment faire :
- Ajoutez quelques gouttes directement dans l’huile de la lampe — ne dépassez pas une cuillère à café d’huile essentielle pour 240 ml d’huile. Au-delà, la combustion peut devenir instable.
- Ou posez une petite coupelle avec de l’eau et quelques gouttes d’HE au-dessus de la flamme — la chaleur diffuse les arômes doucement, sans les brûler.
Huiles essentielles qui fonctionnent bien :
- Lavande — douce, apaisante, combustion propre.
- Citronnelle — parfaite pour l’extérieur, repousse les moustiques dans un rayon de 3 mètres.
- Eucalyptus — fraîche, légèrement camphrée.
- Romarin, thym — odeurs herbacées, très Cantal.
Sources
- Guide complet lampe à huile — objet-scientifique.fr
- Adding essential oils to lamp oil — lamptwist.com
- Comment utiliser une lampe à huile — twicy-store.com
- Avantages et inconvénients de la lampe à huile — lampehuile.fr


Les Bisous de Poche
Les bisous de poche
Ou : comment glisser un je t’aime dans un cartable
Il y a des choses qu’on fait par instinct, bien avant de savoir qu’elles ont un nom.
Quand mon fils était petit, sa lancheira — cette boîte à lunch qui revient à moitié vide et à moitié propre — était un messager secret très efficace. Une ou deux fois par semaine, j’y glissais des petits riens : une note écrite et dessinée au stylo bic, découpée en forme de poire. You are pear-fect. Un avion en papier. Le SS Cour de Récré — un bateau fait de vieux magazines au joli papier, avec un vrai nom de paquebot, gravé et sérieux. Un cœur en origami. Un dinosaure. Parce qu’un dinosaure, ça guérit toutes les tristesses.
Des petits riens qui voulaient dire beaucoup. Je t’aime. Tu me manques. Regarde, je pense à toi. Des petits riens qui le faisaient sourire. Qui lui disaient que j’étais, en quelque sorte, là.
Bien des années plus tard, sur un marché de potiers, j’ai vu des petits cœurs avec le mot bisou gravé dessus. J’en ai acheté un. Qui depuis voyage de temps en temps dans ma poche. De temps à autre dans celle de mon compagnon.
Et puis, lorsque je planifiais déjà l’ouverture de l’atelier à Lugarde et passais des heures à regarder Pinterest et Instagram pour m’inspirer, je tombais régulièrement sur des vidéos de petits objets appelés worry stones — de petites pièces en céramique que les gens frottent discrètement dans leur poche pour se rassurer, se donner du courage.
J’ai pensé à ce que je ressens à chaque fois que je retrouve mon bisou. Comme il est bon d’avoir quelqu’un qui dit je pense à toi, même de loin.
Et voilà comment ils sont nés.
Les bisous de poche.
Petits cœurs en porcelaine à glisser discrètement dans une poche, un sac, un livre. Un siège de voiture. Sous l’oreiller de quelqu’un.
Des je suis là. Des tiens bon. Des je t’aime silencieux.

Le Printemps en couleurs brutes
Pendant que je prépare l’intérieur — du futur atelier et de la future cheffe d’entreprise — le Cantal travaille sur la saison. Le vert revient sur les volcans, les bourgeons se transforment en fleurs et attirent les premiers insectes. Comme moi, certaines ont besoin de plus de temps pour les fleurs ou pour les feuilles. Comme moi, certaines sont un peu fatiguées, lourdes sous la pluie, regardant l’intérieur. Mais leurs couleurs restent vives.
Il y a dans ce pousser malgré la neige tardive, la pluie, dans le replier de pétales pour se protéger mais garder le corps droit, une force qui va de l’avant quoi qu’il en soit. C’était juste ce dont j’avais besoin : me rappeler que si on tient bon malgré les vents de travers, on arrivera là. Là où je pourrai, enfin, m’épanouir.





Partir pour enfin arriver…
Ça y est. J’ai tout. Un poste clé dans une entreprise reconnue au Luxembourg. Une belle maison avec un jardin, mon compagnon, mes chats et mon chien.
J’embauche à 5h du matin. Il fait encore nuit. Le bureau, un open space moderne illuminé au néon offre une vue imprenable sur un coin de ciel gris et un mur de béton. La culture d’entreprise qui m’a attirée ici n’existe pas vraiment, le mot d’ordre c’est le status quo. Je rentre chez moi lessivée. J’ai besoin d’une sieste. Quand je me réveille, il fait nuit. Le rêve cède la place à la réalité: la grisaille, l’humidité permanente, la fatigue.
Mon compagnon n’a pas trouvé de travail ici; il rentre chez lui. Je reste.
Je n’ai pas de place au cours de danse, ni de dessin ni à la chorale. Et je ne trouve pas d’atelier de céramique, pas de cours réguliers et pas de profs à proximité.
Pour mon anniversaire, mon compagnon m’a offert un tour de potier. Il dort dans sa boite, dans un coin. Six mois plus tard, je me fais de la place dans le cabanon de jardin et commence à travailler la terre. Tous les jours. Et la terre me travaille aussi: les gestes, les temps, les fragilités. Les étagères pleines de pièces crues, je décide que je veux encore progresser: j’achète un four. Mon premier investissement. Sur moi.
Sous la pression du feu mes pièces se renforcent. Moi, je n’y réussis pas bien. Sous la pression de ce travail, je me déforme et je craque. Et c’est à travers ces craquelures que je vois finalement clair.
Je ne veux plus travailler dans un secteur en pleine collision avec mes valeurs. Je veux du soleil dans ma vie. Rencontrer des gens. Finir ma journée avec un sourire. Le soir, raconter ma journée autour d’un repas, pas au téléphone. Créer: imaginer, tester, échouer. Reprendre, recommencer. Tous les jours, je travaille dans mon cabanon et pense à comment faire ce changement que j’ai trop peur d’amorcer. L’année arrive à sa fin. Mon employeur me licencie. Je reste encore ici.
Pour Noel je rejoins mon compagnon dans le Cantal. Une grippe m’y retient malgré moi.
Je découvre alors le village que je ne faisais que traverser et les villes autour, les gens. Les joies (ou le stress) de conduire sous la neige. Le bonheur de partager un repas en fin de journée. De prendre des cafés. Ensemble. En terrasse. Quelques jours se font un mois. Et puis deux.
Février 2026, je rentre au Luxembourg pour quelques jours. Je vide la maison et rends les clés. Adieu le ciel gris, la solitude urbaine, le semblant de vie.
Mon atelier ouvre ses portes le 1er mai. Vous êtes les bienvenus.



about making plans
You know that line about life being what happens while you’re making plans?
The plan, my plan was great: mornings on the computer, afternoons in the shed, throwing pottery. Today was supposed to be my first day working on the Valentine’s day collection.
But I woke up to this frozen landscape so, grabbed my camera – dead battery. I picked my phone instead, best moments don’t care for charged batteries or perfect plans.
They’re simple, like a frozen early winter morning.




Je suis venue me ressourcer dans le Cantal
Oui! j’ai de la chance! Il a fait très beau les 4 premiers jours, plein de soleil, de beaux endroits à visiter et quelques délicieux repas. J’ai un peu travaillé sur mon site, sur le projet global mais j’ai vraiment profité de cette pause. Les chats ont aussi bien profité d’un village sans voitures. Je vous laisse quelques photos et une recette que vous allez a-do-rer .
Tyropitas au Carré d’Aurillac
Ingrédients
- 4 feuilles de pâte « filo » ou « feuilles de bricks»
- 200 g de carré d’Aurillac
- 1 cuillère à soupe de graines de sésame
- 1 cuillère à soupe de miel
- 1 œuf pour la dorure
- 1 L d’huile de friture
Préparation
- Étaler les feuilles « filo » ou feuilles « de brick » achetées dans le commerce.
- Garnir un coin avec une tranche de fromage coupée en deux, en diagonale (formant un triangle), un trait de miel et une pincée de sésame.
- Replier en triangle en collant les coins avec de l’œuf battu à l’aide d’un pinceau.
- Frire les petits tiropytas dans l’huile de colza.
- Déposer sur un papier absorbant et déguster chaud avec une salade de chou finement émincé et une vinaigrette miel-sésame.
(pour 4 personnes – Temps de Préparation env 25 mn)
Recette: La Fromagerie de Saint flour



Welcome to my world
Je m’appelle Rute. Je crée comme je respire. J’ai fait un peu de tout: couture, tricot, crochet, papier découpe, papier collage, pâte fimo, sculpey, pâte à sel; vitrail… Et toujours, quelque part au fond de moi, l’envie d’essayer la poterie.
Un beau jour j’ai acheté un forfait, j’ai pris un cours et depuis… je fais de la poterie quasiment tous les jours. Ma rencontre avec la terre et ses immenses possibilités creatives et artistiques a changé ma vie. J’ai eu la chance d’avoir reçu un tour en cadeau d’anniversaire, ce qui me permet de travailler à mon rythme, dans mon cabanon de jardin, que j’ai détourné pour l’effet. N’ayant pas trouvé à proximité de chez moi un atelier qui propose des forfaits de résidence ou d’utilisation libre, j’ai commencé à chercher des fours sur le bon coin et, finalement, j’ai trouvé mon bonheur.
Bientôt, je serai en mesure de vous proposer mes créations, des pièces uniques, qui commencent par se faufiler des pensées pour venir se concretiser ici:
